CHUCHOTEMENT D'ETE: L'ECHO DU COQUILLAGE
Le regard vers l'été
L’été, mon regard se balade autour de moi car tout est réelle inspiration.
Ces choses qui sont là: les teintes, les lignes, les formes et les matières dont certaines échouées, d’autres usées, d’autres perdues là au mauvais endroit.
SE PENCHER ET CUEILLIR LES ELEMENTS DE LA PLAGE
Mettre au fond de son sac une vieille coquille, un joli bout de bois, tous deux usés et façonnés par la vie, la terre et les éléments environnants, les températures variantes. Les algues cassantes séchées par le sable et la chaleur offre un entremêlement de matières et couleurs, traces du temps et d’une vie de patience et de cycles.
Dans quelques mois nous passerons à d’autres récoltes. La fin de l’été nous emmène vers d’autres renouveaux.
L'écho du coquillage
Ramasser des tous petits fossiles du temps, des coques vides de leurs mollusques bâtisseurs qui ont quitter le nid.
Ils deviennent ces coquilles qui nagent dans le sable.
Caresser et enlever la poussière enveloppante.
Les doigts légers et rêches de poudre délicate s’évapore de la peau douce et solide du coquillage
Celui-ci inspire une odeur de craie , cette odeur suave qui remonte aux narines comme lorsque le corps s’étale sur la plage et fait voler les volutes invisibles du calcaire errodé.
Il inspire le goût du sel qui sèche sur la peau lorsque celle ci sortie humide de la « mer » s’est offerte au soleil.
Il inspire le bruit cassant des vagues, du sable remué et du va et vient de la mer. Des petits grains de cailloux des petits grains de coquilles qui avec l’âge construisent la plage.
La monochromie de la lumière douce et terne est éblouissante.
Observer la réconciliation de l’eau et du feu qui pose ses rayons étincelants en reflets brillants.
Le mollusque vivant a batit sa coquille qui protège la chair, la vie.
Le nid vide écumé devient réceptacle de poussière de chaleur, offrant au monde son cycle continue
L’écho du coquillage est un chemin de création il est le lien entre mer et moi il rassemble les univers qui rappellent l’été.
Il fait ainsi que l’infini rempli de vie est en communion avec une protection et petit à petit se vide, se mêle, se laisse entraîner se fait balader, bercer par les vagues, sera souffler par le vent et volera poussière. Celle-là même que l’on frotte de dessus la coquille quand on le ramasse.
« COQUILLAGE » EST UNE SOURCE D’INSPIRATION, UNE SENSATION DE PATIENCE ET SOURCE DU RENOUVEAU
